|
Interview |
|
| QUESTION : | | Docteur Baraf, utilisez-vous Thermage ? | REPONSE :
| | Oui, bien sur, la technique est incontournable. Vous savez, la chirurgie vit des limites de la médecine. Dans le domaine esthétique, il fallait enlever de la peau pour la retendre, donc passer par une anesthésie et des incisions, sans parler du reste. La mise au point de cette technique, Thermacool de Thermage, qui retracte la peau doit encore s’améliorer mais nous sommes clairement sur la voie d’un rajeunissement non chirurgical.
| | Q : | | Va-t-on voir la chirurgie disparaitre ? | | R : | | Non, je ne le pense pas. La chirurgie sera toujours utile pour des cas plus importants. A l’heure actuelle, la retraction obtenue par les radiofréquences est encore limitée, elle va certainement s’améliorer, peut-être pas au point de retirer plusieurs centimètres, nous verrons.
| | Q : | | Que peut-on donc traiter ? | | R : | | Chez des patientes entre 30 et 50 ans, sans trop de tissu graisseux et pour des peaux modéremment détendues, la FDA a agréé le traitement sur le visage, en 2003, ovale, paupières, front ; Pour ces mêmes cas, la FDA a également donné son accord en 2006, pour traiter les bras détendus, les ventres relachés non chirurgicaux, les genoux et les cuisses ; en fait tout le corps pourra être intéressé ; on sait par exemple que les interventions pour les bras sont peu satisfaisantes en raison de cicatrices disgracieuses, et les petits fripés autour de l’ombilic ne sont pas chirurgicaux.
| | Q : | | Parlez-nous de la technique. | | R : | | Elle est maintenant très sûre. Nous bénéficions de l’expérience de 3000 médecins du monde entier qui ont traité 300 000 patientes. Il s‘agit d’une sorte de gros « feutre » que l’on applique sur la peau et qui va transmettre à la fois les radiofréquences mais en même temps refroidir l’épiderme. L’appareil est extraordinairement technique et très sûr, la technologie est parfaitement maitrisée.
Chaque application dure un cycle de 2 secondes et ne doit pas entrainer de chaleur excessive. Le refroidissement protége l’épiderme et est responsable de son intégité ; contrairement aux laser de type CO2 par exemple, l’aspect sera normal après le traitement, peut-être un peu de roseur, mais la reprise des activités est immédiate ; Le réchauffement, lui, va créer la retraction du collagène, l’effet est immédiat, complété par une formation de nouveau collagène pendant les six mois suivants, d’où une amélioration secondaire. Quelque ennuis avaient été remarqués dans les débuts, mais je vous rassure tout de suite, ils ne se verront plus ; en fait par souci d’efficacité, de rapidité et de confort les premiers utilisateurs utilisaient une intensité trop forte et cela sous anesthésie locale et en un seul passage : on a donc vu des « fontes » graisseuses et donc des irrégularités de surface. C’était en fait traitable, mais l’idéal maintenant est de traiter en plusieurs passages avec une intensité moindre, beaucoup plus supportable et donc sans anesthésie : la sensation ressentie permet de régler l’intensité du traitement, l’efficacité sera la même.
| | Q : | | Qui est Thermage ?
| | R : | | Thermage inc est une société californienne cotée en bourse et qui ne vit que de ce traitement ; les distributeurs sont donc particulièrement attentifs à ce que les médecins utilisateurs soient parfaitement formés et suivis.
| Q :
| | Combien de temps dure le traitement ? | R :
| | Entre une et deux heures.
| Q :
| | Quelle pérennité peut on en attendre ? | | R : | | On espère 2 à 3 ans, le recul est encore faible ; on pourra toujours recommencer.
| | Q: | | Alors finalement ? | | R : | | Il s‘agit d’un traitement très novateur sans complications, qui ne remplace pas la chirurgie mais permet de retendre la peau sans anesthésie ni incisions ou suites prolongées.
Thermacool de Thermage constitue un progrès thérapeutique évident en Médecine Esthétique et complète sans les remplacer les autres techniques disponibles, y compris chirurgicales. A ce titre, Thermage trouve naturellement une place qui fera beaucoup parler de lui dans les congrès et dans les médias dans les années à venir. |
|
|